La Berlinale 2007

Histoire de la Berlinale

Un oscar pour "La vie des autres"

Un documentaire original
"Full Metal Village"
de Sung-Hyung Cho (2006)

En ouverture, le ministre allemand délégué à la Culture et aux Médias, Bernd Neumann, a salué la forte croissance des parts de marchés obtenues par les productions cinématographiques allemandes l'an dernier. Le film allemand continue sur sa lancée, et un fonds de soutien de 180 millions d'euros continuera à l'y aider au cours des trois prochaines années. M. Neumann espère que ce fonds stimulera les coopérations et les co-productions avec des partenaires du monde entier. A côté de la compétition officielle et de nombreux autres programmes, la Berlinale est aussi un carrefour économique majeur pour l'industrie mondiale du cinéma par le « European Film Market » qui a attiré cette année près de 260 exposants, dont 70 étaient présents pour la première fois.

Le prix indépendant franco-allemand de la Berlinale, attribué par l'Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ) et par TV5MONDE, composé d’un jury de sept jeunes Français et allemands, a récompensé dans la catégorie « Dialogue en perspective » le documentaire « Prinzessinnenbad » (Le bain des princesses) de l'Allemande Bettina Blümner. Le film lauréat évoque les réflexions de trois adolescentes berlinoises de 15 ans sur l'amour, Klara, Mina et Tanutscha. Il sera projeté à Paris à l'automne 2007, dans le cadre du Festival du cinéma.

Cette Berlinale a été critiquée dans la presse comme étant « politiquement correcte », selon un dossier du Courrier International. Ainsi pour le journal « Die Welt », la Berlinale donne trop dans le « politiquement et historiquement correct », arguant que les films de la Berlinale 2007 illustraient « presque tous les grands événements du XXe siècle: le génocide arménien (« Le mas des Alouettes »), l'annexion de la Tchécoslovaquie par l'Allemagne (« Moi qui ai servi le roi d'Angleterre »), les camps de concentration (« Die Fälscher »), la Deuxième guerre mondiale (« Lettres d’Iwo Jima »), les débuts de la guerre froide (« The good german »),

le déroulement de la guerre froide (« Secrets d'Etat »), l'insurrection hongroise (« Children of Glory »), la dictature militaire sud-américaine ('L'année où mes parents étaient en vacances'), l'apartheid (« Goodbye Bafana »), le début de la pandémie de sida (« Les Témoins »), l'occupation du Liban par Israël, (« Beaufort ») » et se plaignant d’une « indigestion d'histoire » !

Pour de nombreux critiques de cinéma, les meilleurs films ne se trouvent pas dans la compétition pour l’ours. Hubert Heyrendt, envoyé spécial du quotidien la libre Belgique : « Il semble en effet incompréhensible pour un festival international digne de ce nom d'accueillir dans sa section la plus prestigieuse des oeuvres comme « Bordertown », prétexte pour faire défiler sur le tapis rouge du Berlinale Palast des stars hollywoodiennes comme Jennifer Lopez. (…) Il serait aussi peut-être temps qu'à l'image de Cannes, Berlin envisage le cinéma dans sa globalité en proposant en compétition l'un ou l'autre documentaire, systématiquement relégué dans le Panorama ».

Sources des citations

 
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