En ouverture, le ministre allemand délégué à
la Culture et aux Médias, Bernd Neumann, a salué la forte
croissance des parts de marchés obtenues par les productions cinématographiques
allemandes l'an dernier. Le film allemand continue sur sa lancée,
et un fonds de soutien de 180 millions d'euros continuera à l'y
aider au cours des trois prochaines années. M. Neumann espère
que ce fonds stimulera les coopérations et les co-productions avec
des partenaires du monde entier. A côté de la compétition
officielle et de nombreux autres programmes, la Berlinale est aussi un
carrefour économique majeur pour l'industrie mondiale du cinéma
par le « European Film Market » qui a attiré cette
année près de 260 exposants, dont 70 étaient présents
pour la première fois.
Le prix indépendant franco-allemand de la Berlinale, attribué
par l'Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ) et par TV5MONDE,
composé d’un jury de sept jeunes Français et allemands,
a récompensé dans la catégorie « Dialogue en
perspective » le documentaire « Prinzessinnenbad » (Le
bain des princesses) de l'Allemande Bettina Blümner. Le film lauréat
évoque les réflexions de trois adolescentes berlinoises
de 15 ans sur l'amour, Klara, Mina et Tanutscha. Il sera projeté
à Paris à l'automne 2007, dans le cadre du Festival du cinéma.
Cette Berlinale a été critiquée dans la presse comme
étant « politiquement correcte », selon un dossier
du Courrier International. Ainsi pour le journal « Die Welt »,
la Berlinale donne trop dans le « politiquement et historiquement
correct », arguant que les films de la Berlinale 2007 illustraient
« presque tous les grands événements du XXe siècle:
le génocide arménien (« Le mas des Alouettes »),
l'annexion de la Tchécoslovaquie par l'Allemagne (« Moi qui
ai servi le roi d'Angleterre »), les camps de concentration («
Die Fälscher »), la Deuxième guerre mondiale («
Lettres d’Iwo Jima »), les débuts de la guerre froide
(« The good german »),
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le déroulement de la guerre
froide (« Secrets d'Etat »), l'insurrection hongroise («
Children of Glory »), la dictature militaire sud-américaine
('L'année où mes parents étaient en vacances'), l'apartheid
(« Goodbye Bafana »), le début de la pandémie
de sida (« Les Témoins »), l'occupation du Liban par
Israël, (« Beaufort ») » et se plaignant d’une
« indigestion d'histoire » !
Pour de nombreux critiques de cinéma, les meilleurs films ne se
trouvent pas dans la compétition pour l’ours. Hubert Heyrendt,
envoyé spécial du quotidien la libre Belgique : «
Il semble en effet incompréhensible pour un festival international
digne de ce nom d'accueillir dans sa section la plus prestigieuse des
oeuvres comme « Bordertown », prétexte pour faire défiler
sur le tapis rouge du Berlinale Palast des stars hollywoodiennes comme
Jennifer Lopez. (…) Il serait aussi peut-être temps qu'à
l'image de Cannes, Berlin envisage le cinéma dans sa globalité
en proposant en compétition l'un ou l'autre documentaire, systématiquement
relégué dans le Panorama ».
Sources
des citations
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