Peter Zimmermann
"Reliance"

Anselm Kiefer
"Sternenfall"

Alfred Kubin
"Souvenirs
d'un pays à
moitié oublié"

Peter Zimmermann, « Reliance »,
du 13 janvier au 24 février 2007 à la galerie Emmanuel Perrotin


 Courtesy of the artist and Galerie Emmanuel Perrotin, Paris-Miami


Peter ZIMMERMANN
"Arava" 2006
Résine epoxy sur toile
100 x 80 cm

   Si Peter Zimmermann a intitulé sa dernière exposition « Reliance », c’est peut-être pour signifier qu’il a confiance en l’évolution de son art : artiste conceptuel dans ses créations des années 1980 et 1990, il peint aujourd’hui des images colorées, qui séduisent et incitent à la contemplation. En 1995, à un moment de remise en question de l’art conceptuel, alors que Peter Zimmermann cherche un chemin artistique qui lui permette de se renouveler, il découvre l’issue de l’impasse esthétique dans laquelle il se trouve grâce à un accident : il envoie pour une exposition à Londres un fichier, qui s’ouvre par erreur en un fichier déformé dans lequel les caractères étaient devenus des champs de couleurs. Le tournant est définitivement pris en 1998 avec l’exposition « Eigentlich könnte alles anders sein » (« En fait tout pourrait être différent ») à Cologne. Mais bien qu’il réalise des « images multicolores », il se considère toujours comme un « artiste conceptuel » .

   Peter Zimmermann crée le plus souvent à partir de textes ou de couvertures de magazines qu’il scanne sur son ordinateur. Cette matière de base est ensuite transformée à l’aide de Photoshop et par diverses manipulations numériques. A partir de ces images numérisées, donc des éléments identifiables et archivables, il crée des toiles abstraites par un travail de superpositions de couches de résine époxy.

   L’effet est dynamique, fluide, comme en mouvement ; tout un jeu sur la matière et le volume se dévoile, les couches superposées brillent, comme vernies, avec parfois des trouées qui laissent apparaître la toile. C’est sensuel, on a envie de toucher ces tableaux. On ne distingue plus du tout la base du travail de Zimmermann. Les couleurs flashy qu’il utilise pour la plupart de ces œuvres donnent un effet « pop » très 70’s.

 
Rejoignez nous Le blog de TAKT Partenaires Contact